Essai Hyosung GT650R Comet :
La Coréenne sonne la charge !
Fiche technique
Moteur : 647 cm3, 4 temps, bicylindre en V calé à 90°, alésage 81,5 mm x course 62 mm, refroidi par eau, double ACT et 4 soupapes/cyl., 2 carbus diam. 39 mm, 6 vitesses, démarreur électrique, transmission par chaîne
Puissance : 79 ch. à 9 000 tr/min, couple 6,2 mkg à 7 600 tr/min
Partie cycle : cadre treillis acier, fourche télescopique inversée diam. 41 mm (réglable en détente et compression), mono-amortisseur réglable en précharge, freins AV 2 disques diam. 300 mm / étriers 2 pistons parallèle - AR disque diam. 260 mm / étrier 2 pistons parallèles, pneus AV 120/60 x 17 - AR 160/60 x 17
Gabarit : empattement 1 435 mm, chasse / angle NC, hauteur de selle 785 mm, réservoir 17 l., poids à sec 191 kg
Mesures m-s : conso moyenne 7,5 l./100 km, diam. de braquage 6 210 mm, vitesse maxi 217 km/h (compteur)
hyosung comete comet 600 650 GTR
... Une fois lancé, le twin brille par son onctuosité à bas régime. Malgré la présence ses "simples" carburateurs préférés ici à une injection électronique, la GTR reprend dès 2 000 tr/min en sixième sans cognement ou à-coups. En revanche, le bloc reste très linéaire, pour ne pas dire creux à bas régime. Il faut attendre 5 000 tr/min pour trouver un brin de vivacité. Et c'est finalement entre 8 000 et 11 500 tr/min que l'on apprécie le meilleur de la Hyosung GT650R Comet... Étonnant pour une "architecture moteur" censée répondre instantanément à la moindre sollicitation des gaz !...

Finition en progrès, conception basique
Au premier coup d'oeil, la GT650 R semble pourtant réussir là où la Comet (N) avait échoué. L'apparition des carénages et surtout d'un tête de fourche au dessin particulièrement soigné procure en effet une certaine classe à cette Hyosung. Et même si la finition se montre encore perfectible avec notamment de nombreuses vis apparentes, la GTR est dotée d'une vraie personnalité visuelle. Avec son phare monobloc à deux optiques superposées et de ses deux petites prises d'air, elle dégage ainsi une vraie personnalité. Cette impression se confirme d'ailleurs au guidon puisque la Coréenne embarque un bloc compteur moderne avec écran digital agréable à contempler. Le compte-tour gradué jusqu'à 13 000 tr/min reste analogique, comme sur la plupart des motos du moment. Côté conception en revanche, pas de fioritures ! Prix d'attaque oblige, on oublie les matières nobles et on se contente du stricte minimum, à l'image du té de fourche, des platines ou du bras oscillant, tous en acier et dont les formes ou le revêtement font un peu "cheap". Neuf, ça passe encore, mais je serais curieux d'observer leur vieillissement après quelques milliers de kilomètres.
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- prix !
- tenue de cap
- esthétique
| - finition
- exclusivité
- manque d'image
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Moteur
A son lancement, la Hyosung Comet avait défrayé la chronique. Bon nombre d'observateurs avaient cru voir dans son moteur bicylindre en V une copie du twin qui équipait alors la Suzuki SV650 (premier modèle). Il est évident qu'avec son calage à 90° et ses côtes pratiquement identiques (81,5 x 62 mm), le twin Coréen reste très proche de son homologue japonais, comme le prouve aussi le régime de la puissance maxi identique (9 000 tr/min). Pourtant, une fois au guidon, les deux blocs se distinguent nettement dans leurs comportements. Le twin Suzuki semble plus élastique avec un couple généreux à bas et mi-régimes tandis que la sensation de puissance de la Hyosung s'observe davantage "dans les tours". En outre, si à l'époque les deux bicylindres héritaient d'une alimentation par carbus (diam. 39 mm), la SV650 adopte désormais l'injection électronique. Au final, la SV se montre donc plus moderne de conception même si la Comet est plus puissante selon le constructeur coréen qui annonce 79 ch. (non vérifié) contre 72 ch. pour la Suzuki.
Partie cycle
Tarif oblige, la Comet offre un accastilage moins luxueux et avancé que celui de ses concurrentes. Son cadre treillis de grosse section en acier grève immanquablement son poids : 191 kg à sec (les concurrentes en annoncent une quinzaine de moins). Son comportement n'en est pas "pataud" pour autant grâce à une géométrie qui favorise la vivacité. L'angle de fourche semble ainsi assez fermé (valeur non communiquée) et la moto plutôt inclinée sur l'avant. Il en résulte ici un diamètre de braquage important (6,2 mètres) malgré un empattement de seulement 1 430 mm. Si la conception globale reste basique, on notera tout de même la possibilité de modifier la position des repose-pieds et divers équipements utiles (compartiment sous la selle passager, crochets d'arrimage, fixations pour béquille d'atelier, planche de bord complète, etc). La ligne d'échappement chromée comporte un beau silencieux en alu. La fourche inversée de 41 mm de diamètre se montre satisfaisante à l'usage et comporte même des réglages d'hydraulique (détente et compression). Le mono-amortisseur arrière couplé à des biellettes se contente pour sa part de la traditionnelle bague de précharge du ressort.
Dans le détail, nous avons noté :
Compteur : fenêtre numérique (vitesse, trip total, 2 trips partiels, horloge, jauge à essence, jauge de température), compte-tour analogique.
Guidon : démarreur électrique, coupe-contact, warning, stater manuel, appel de phare, plein phare, clignotant, blocage de direction au contacteur
Divers : deux ergots d'arrimage de tendeur, coffre sous la selle (pour un U), poignée de maintien passager, commandes pieds réglables, fourche inversée réglable, bulle, béquille latérale (coupe cercuit)
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